De l’écorce de bouleau pour les emballages de demain?
Extraite de l'écorce de bouleau, la subérine pourrait devenir une molécule stratégique.
En Finlande, le projet de recherche COCOBIN ouvre de nouvelles perspectives pour la valorisation des coproduits forestiers. Coordonnée par l’université d’Oulu, cette initiative vise à développer des revêtements biosourcés à partir de subérine, un composé naturellement présent dans l’écorce de bouleau. Une innovation qui pourrait offrir une alternative aux produits pétrosourcés encore largement utilisés dans les emballages en papier et en carton.
Longtemps considérée comme un simple sous-produit de l’industrie forestière, l’écorce de bouleau pourrait bientôt trouver des débouchés à plus forte valeur ajoutée. C’est en tout cas l’objectif du projet finlandais COCOBIN, qui s’intéresse à la subérine: un biopolymère naturellement présent dans l’écorce, dont la fonction est de protéger l’arbre contre l’humidité et la déshydratation. Initié en 2024 et achevé le 31 mai dernier, ce projet d’envergure, doté d’un budget de plus de 8,7 millions d’euros, avait pour objectif de concevoir des revêtements naturels – ainsi que des liants et des adhésifs – capables de protéger les contenants à base de fibres contre la vapeur d’eau et l’humidité. Une réponse aux besoins croissants du secteur de l’emballage alimentaire, qui cherche à réduire sa dépendance aux matériaux d’origine fossile.
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