Vendre à l’étranger permet de moins dépendre du marché français
En 2025, les exportations de sciages (première transformation) atteignent 440 millions d’euros, soit le double d’il y a quinze ans, pose Jean-François Guilbert (FrenchTimber). Les résineux représentent 930 000 m³ exportés, en progression continue depuis 2011, où ils n’étaient que 43 000 m³. « L’idée est de vendre à l’étranger pour moins dépendre du marché français, sachant que les clients internationaux paient bien mieux. Toujours à l’export, on peut noter 160 000 m³ de chêne et 120 000 m³ de hêtre », détaille-t-il. Au total, 1,2 million de mètres cubes sont exportés sur 8,5 millions produits. La part de résineux se situe à environ 15 %, pouvant atteindre 35 % pour certaines essences. Pour les sciages de chêne et de hêtre, cela peut représenter jusqu’à 100 %. Les feuillus tournent en moyenne autour de 50 %. « Ces disparités s’expliquent par l’histoire des marchés. Les feuillus, liés à l’ameublement, ont vu leur transformation quitter l’Hexagone depuis plusieurs décennies. À l’inverse, les résineux étaient traditionnellement orientés vers le marché français, qui reste prioritaire, bien que la stratégie actuelle vise à développer l’export. Les marchés étant mondiaux, des opportunités peuvent émerger, avec des prix qui montent plus fort. Disposer d’environ 15 % de volumes exportés permet de sécuriser l’activité. L’internationalisation doit s’inscrire dans une vision de long terme pour lisser ces aléas. Parfois, on gagne moins d’argent, même s’il existe des outils pour limiter les dégâts », conclut l’expert.